Ma part

Jean Laplace assis sur un banc en bord de quai

Quand vous lisez un bon roman ou que vous regardez un grand film, il y a souvent un moment dans l'histoire où le héros, soudainement, a un déclic. Une épiphanie qui explique tout.

Je ne crois pas que la majorité des vies se construisent comme cela.

J'ai mis du temps à trouver le début d'un chemin clair. Et ce que je sais aujourd'hui, c'est que mon identité la plus forte, professionnellement, c'est d'être entrepreneur. Cette identité, ce n'est pas un choix de carrière : c'est une manière d'exister.

J'ai fini par remarquer autre chose, moins évident : l'endroit où je m'épanouis le plus n'est pas celui où je construis mes propres affaires. C'est celui où j'aide quelqu'un d'autre à gagner en clarté, et à trouver comment faire avancer ce qu'il a commencé.

J'ai toujours signé les mails de ma newsletter par « Savoir, c'est pouvoir ». Ce n'est pas juste une formule. C'est le constat qu'avec la plus grande des volontés, si vous ne détenez pas la bonne information et une compréhension claire de votre situation, rien n'avance.

Le jour où tout est clair, la décision devient évidente, et le reste suit tout seul. C'est pour cela que je ne veux pas être celui qui fait à la place des gens : je veux les aider à continuer d'évoluer au-delà de ce qu'ils arrivaient à faire seuls.

Je crois qu'un Homme n'est vraiment heureux que lorsqu'il se consacre à une tâche qui le dépasse. Quelque chose dont il ne verra peut-être pas le bout, et qui ne tient pas entièrement dans sa propre vie.

Il y a d'ailleurs cette histoire du colibri. Pendant que la forêt brûle et que les autres animaux regardent, il fait des allers-retours avec quelques gouttes d'eau dans le bec. On lui dit que cela ne sert à rien. Il répond qu'il fait sa part.

Aujourd'hui, c'est devenu ma règle. Ma part est faite quand je fais de mon mieux à l'échelle de mon emploi du temps. Et je veux que mes prochaines années servent à cela : aider des entrepreneurs à faire mieux.

Les entreprises sont censées répondre aux problèmes de leurs clients. Voilà pourquoi je veux impacter les gens qui ont de l'impact.

Ce n'est pas un objectif. On atteint un objectif, puis on s'arrête. C'est une direction, et c'est mon chemin.

J'espère qu'il croisera celui de gens admirables.